samedi 7 janvier 2017

Khadija Al Salami, réalisatrice yéménite de "Moi, Nojoom, 10 ans, divorcée" à "Liberté" (Un quotidien algériens.)

“Mes films sont un combat sur la condition de la femme”
Khadija Al Salami revient dans cet entretien sur son combat contre le mariage forcé de filles mineures au Yémen, sur son parcours personnel (mariée à l’âge de 11 ans), et de son expérience dans le cinéma. Elle était présente à Hassi Messaoud, où son film a été projeté dans le cadre des rencontres cinématographiques dédiées aux films arabes présélectionnés aux Oscars.
Liberté : Votre film Moi, Nojoom, 10 ans, divorcée, tiré d’une histoire vraie, relate la vie de cette fillette qui a osé demander le divorce à son mari. Originaire du Yémen, vous-aussi, avez été mariée de force. Est-ce que cela a été facile pour vous de réaliser cette œuvre qui revient sur votre vécu personnel ?
Khadija Al Salami : J’ai été mariée très jeune, exactement à l’âge de 11 ans. On peut dire que j’ai vécu la même histoire que celle de Nojoom. C’est un sujet qui me tenait à cœur.  Quand j’ai commencé à écrire le scénario, c’était plutôt difficile, car cette vie d’avant fait partie d’un passé que j’ai laissé derrière moi, et je ne voulais pas rouvrir les plaies. C’est une blessure que j’ai refermée et en écrivant cette fiction tout est ressorti. En entamant le script c’était dur, mais par la suite, cela m’a beaucoup aidé, et c’est devenu comme une sorte de thérapie. Ce film représente un combat parce que c’est mon histoire, et celle de toutes les petites filles yéménites qui souffrent jusqu’à nos jours à cause de ces traditions.
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