mercredi 2 novembre 2016

Le fichage de 60 millions de Français mériterait un débat parlementaire

Le gouvernement a discrètement passé un décret créant une vaste base des données biométriques sur les Français. Un recul de nos libertés.
Il faut toujours se méfier des règlements publiés à la veille de week-ends prolongés : beaucoup sont scélérats. Le gouvernement, dans l'indifférence générale, a publié, le 31 octobre au Journal Officiel, un décret créant un vaste fichier biométrique dit TES, comme "Titres électroniques sécurisés". Dans le contexte de la lutte contre le terrorisme, de nombreux citoyens approuveront probablement cette initiative. Il faut pourtant être conscient qu'il s'agit d'un recul de nos libertés.
Le projet est de regrouper dans une seule base de données, centralisée, toutes les informations liées aux passeports et aux cartes nationales d'identité. Pas seulement les noms, adresses, couleur des yeux, mais aussi les photographies, les empreintes digitales, la signature numérisée, le numéro de téléphone, l'adresse email : de quoi permettre, potentiellement, l'identification d'une personne à tout moment, y compris à son insu. Ce type d'usage n'est certes pas prévu dans ce décret (il n'est question que de faciliter l'authentification de l'identité de personnes contrôlées) mais qui sait quelles évolutions ce fichier vivra par la suite ?

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