vendredi 28 octobre 2016

L'horreur que nous voulons ignorer

On ne voit plus. On ne veut plus voir les images de l’horreur quotidienne que vivent les réfugiés tentant d’atteindre les côtes européennes mais l’Onu vient de la résumer hier en un chiffre.
Trois mille huit cents personnes, homme, femmes et enfants, ont péri noyées depuis janvier dernier en Méditerranée soit déjà plus que pour toute l’année 2015. C’est du jamais vu, un record si l’on ose dire. Nous autres, Européens, sommes tout aux difficultés qui nous assaillent, à la croissance molle, au chômage élevé et à l’inquiétude qui en résulte mais tout près de nous, au large de nos plages, d’autres hommes, nos semblables, meurent chaque jour de malheurs incomparables.

Ils meurent car des dictatures sanguinaires ou la folie meurtrière de Daesh ne leur laissent pas d’autre choix qu’une fuite éperdue. Ils meurent parce que des passeurs dont le cynisme passe l’entendement les entassent à prix d’or sur des canots que renverse le premier souffle de vent. Ils meurent, c’est le pire, parce que nous avons si peur d’eux que nous préférons encore les voir mourir en mer qu’organiser leur accueil .
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