lundi 1 août 2016

Derrière l’état d’urgence, un virage ultrasécuritaire

Au Parlement, la droite a fait pression et obtenu gain de cause pour modifier en profondeur le texte voté la semaine dernière.
La droite attendait simplement son heure. Rédigé dans les heures qui ont suivi l’attentat de Nice, le projet de loi qui proroge l’état d’urgence a permis à l’opposition de donner un tour de vis sécuritaire inédit, transformant le texte en une nouvelle loi antiterroriste qui ne dit pas son nom. La version finale a été concoctée le 20 juillet au sein d’une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat, dans laquelle ne siègent que des parlementaires, sans représentant du gouvernement. Sous la pression de la droite, la taille du texte a plus que doublé, se dotant d’un «Titre II» relatif au «renforcement de la lutte antiterroriste» qui modifie le droit de façon permanente. Au nom d’une unité nationale en lambeaux, les parlementaires de la majorité n’ont pas pipé mot lors de la deuxième lecture à l’Assemblée et au Sénat jeudi dernier. «Psychologiquement, il fallait ces mesures mais on ne peut pas aller plus loin sans tomber sur des mesures d’exception», estime la député PS Marie-Anne Chapdelaine. Certaines mesures flirtent avec la ligne jaune.
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