samedi 25 juin 2016

Coup de théâtre: David Cameron ne démissionne plus et posera la question du Brexit à la chambre des Communes et des Lords pour dénouer la crise qui s'annonce.

Il fait chaud. Une sieste s'impose. Les cigales chantent à tue tête indifférentes au résultat de la finale du Top 14 et du Brexit: les Britanniques ont choisi de quitter l'Union Européenne avec 51,9% des voix et le Premier ministre David Cameron a annoncé sa démission quelques heures plus tard.
Triste nouvelle pour tous ceux qui ne cessent de répéter à longueur de journée que l'Europe est la solution à tous nos problèmes, que hors de l'Europe point de salut.
Il fait de plus en plus chaud et je lutte contre le sommeil qui pèse sur mes paupières.

Soudain une info sensationnelle traverse mon esprit:
David Cameron ne démissionne plus et posera la question du Brexit à la chambre des Communes et des Lords pour dénouer la crise qui s'annonce.
Pourquoi un tel revirement?
La nuit porte conseil et justement tous les conseillers en essayant de trouver une solution au refus de la majorité des électeurs de rester rattachés à l'Europe, téléphonent à droite et même à gauche, lisent la presse, se promènent sur le Net.
Et puis, un plus malin que les autres, s'écrie " Euréka!  Il suffit de faire comme la France en 2005. "
Le 29 mai 2005, par référendum, les Français ont dit non à 55% au "Traité établissant une Constitution pour l'Europe" (TCE). 

A peine arrivé à l'Elysée, Nicolas Sarkozy sort de son chapeau le Traité de Lisbonne (une  version à peine modifiée du traité initial) qui est accepté par les autres pays de l'Union européenne.

Il le fait ratifier en février 2008 par la voie parlementaire, avec le vote d'une grande partie des députés et sénateurs de l'opposition  qui auraient pu s'opposer à cette décision car une minorité, mathématiquement possible, de 2/5 des voix du Parlement (Assemblée nationale + Sénat) réuni en Congrès à Versailles le 4 février aurait suffi pour imposer un référendum.

Cameron écoute, réfléchit et déclare:
"J'ai été élu sur un programme, je me suis engagé à poser la question du Brexit à mes électeurs et à démissionner si je n'étais pas suivi dans ma volonté de rester dans l'Europe. Je respecte la Démocratie et je ne peux me résoudre à ne pas tenir compte de l'avis populaire.
C'est pour cette raison qu'il faut démentir cette info et rechercher le  froggy qui s'apprête à lancer cette fausse info. On lui apprendra qu'un élu britannique n'a pas les mêmes valeurs qu'un professionnel de la politique en France"
Recherché, moi, recherché? Je sors en sursaut de la torpeur qui m'avait envahi et  je refais surface.
Ouf! Je suis sous mon olivier, David Cameron  va démissionner et les Britanniques conserver le résultat de leur vote.
Encore une fois, la perfide Albion ne veut  pas suivre la voie ouverte par sa voisine 11ans auparavant.Vraiment, elle ne fait rien pour sauver l'Europe. 
Alex Massari

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