samedi 11 juin 2016

A Malakoff, une fresque qui raconte l'histoire oubliée des «chibanis»

Rappel d'un communiqué de la LDH du 22 septembre 2015.
Plus de huit cents cheminots marocains ou d’origine marocaine viennent de gagner une procédure entamée il y a une quinzaine d’années contre la SNCF. Cette dernière vient d’être condamnée par le conseil des prud’hommes de Paris pour « discrimination dans l’exécution du contrat de travail » et « dans les droits à la retraite ». Elle devra également verser des dommages et intérêts à ces travailleurs marocains embauchés massivement dans le cours des années 1970 dans le cadre de statuts de droit privé, en application d’une clause de nationalité les maintenant durant de longues années dans des conditions parfaitement désavantageuses au regard de celles que connaissaient leurs collègues réalisant le même travail.

La Ligue des droits de l’Homme salue cette décision de justice qui restaure dans leurs droits et dans leur dignité des travailleurs qui ont largement contribué au développement de notre pays, et qui ont fait société à nos côtés. Elle veut croire que ce jugement n’est qu’une première étape d’une reconnaissance des traitement inégaux et discriminatoires des travailleuses et des travailleurs qui ont connu un sort identique aux « chibanis » de la SNCF, qui sont encore nombreux à attendre justice et dont elle se déclare solidaire.
 On ne peut que regarder avec émotion l'hommage rendu aux travailleurs immigrés des 30 glorieuses.
 Près de la porte de Châtillon, dans les Hauts-de-Seine, l'artiste Vince a peint sur la façade d'un immeuble le portrait d'un vieil homme, les yeux fermés, ajustant sa cravate. Un hommage aux travailleurs immigrés des Trente Glorieuses.
 A Malakoff, une fresque qui raconte l'histoire oubliée des «chibanis»
Rue de la Tour, à Malakoff (Hauts-de-Seine), la fresque n’est pas tout à fait terminée, mais presque. Elle est visible du périphérique intérieur entre la porte de Châtillon et la porte de Vanves. On y voit un homme, la tête sur le côté, les yeux fermés. Il ajuste son nœud de cravate. L’image est belle. Elle est forte et elle est signée par l’artiste Vince. Sur la fresque, un mot est écrit en grand : «chibani». Une dédicace pour tous les pères qui ont traversé les mers après la Seconde Guerre mondiale, pour travailler loin de leur famille. Aujourd’hui, en France, certains vivent seuls malgré les années passées. Ils se battent pour leurs droits et la reconnaissance

Pour plus d'infos, cliquer sur la photo.

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