samedi 28 novembre 2015

Dangers de la loi d'urgence: Des militants écologistes assignés à résidence

Plusieurs perquisitions, sous le régime de l’état d’urgence, ont été effectuées, ces derniers jours chez des citoyens proches de la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. À Rennes, six militants ont été assignés à résidence.
« Le ministre de l’Intérieur perd ses nerfs, confond et assimile le mouvement associatif au terrorisme », dénonce la Ligue des Droits de l’Homme (LDH). À la veille de la COP 21, Joël Domenjoud, membre du conseil juridique de la Coalition Climat, qui rassemble 130 organisations de la société civile, a été assigné à résidence. Il devra pointer au commissariat trois fois par jour jusqu’au 12 décembre, soit jusqu’à la fin de la COP 21, rapporte la LDH. Selon la ligue, le ministère de l’Intérieur reprocherait à ce militant d’appartenir à « l’ultra-gauche parisienne qui veut remettre en cause la tenue de la COP ».

M. Domenjoud faisait partie des militants qui avaient déposé un recours (rejeté) contre l’interdiction des manifestations pour le climat.
« Si l’on avait besoin d’une confirmation que l’état d’urgence est un danger pour les libertés publiques, cette mesure en attesterait tant elle révèle que la lutte contre le terrorisme n’est ici qu’un prétexte pour interdire toute voix dissonante », dénonce l’organisation des droits de l’Homme.

De fait, on dénombre plusieurs perquisitions administratives visant des militants écologistes.
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