samedi 9 mai 2015

La face cachée du 8 mai 1945 : il y a 70 ans, les massacres de Sétif préfiguraient la guerre d’Algérie

Le 8 mai 1945, alors que la France fête sa victoire sur l’Allemagne hitlérienne, des massacres de civils débutent à Sétif, Guelma et Kherrata dans le Nord-Est de l’Algérie, alors sous domination française, après qu’un jeune scout musulman ait été tué pour avoir brandi un drapeau algérien. Ils se poursuivront jusqu’en juin 1945, entraînant la mort de dizaines de milliers d’Algériens.

C’est, pour la France, le pendant peu glorieux du 8 mai 1945. Alors que la victoire sur l’Allemagne nazie est fêtée de part et d’autre de la Méditerranée, un jeune scout musulman, Bouzid Saâl, brandit un drapea
u algérien lors d’un défilé où participent des nationalistes algériens à Sétif, dans le Constantinois, au Nord-est de l’Algérie. Il est tué par le coup de feu d’un commissaire de police, d’autres tirs suivent. C’est le début de sept semaines d’émeutes dans les villages du Constantinois (Gualma, Kherrata, Oued marsa, etc), réprimées par les autorités françaises, qui se termineront en juin 1945, après avoir entraîné la mort de 20.000 à 35.000 Arabes algériens (sources françaises). "C’est un mouvement spontané d’autodéfense et non une insurrection, comme on l’a prétendu", analyse pour Le Monde Jean-Louis Planche, historien spécialiste de l’Algérie et auteur de Sétif 1945.
Pour lire la suite de cet article, cliquez sur la photo.