mardi 28 avril 2015

VIOLATIONS DES DROITS DES ENFANTS DITS ROMS L'ÉTAT MIS EN ACCUSATION : PROCÈS LE 27 JUIN 2015 !

Un tribunal d'opinion s'est constitué pour dénoncer les violations des droits des enfants Roms ou considérés comme tels et vivant dans des squats ou bidonvilles
Il siègera en audience publique le samedi 27 juin 2015 de 9h00 à 17h30  à l'université Paris 8, à Saint-Denis
Entrée de l’université : rue Guynemer (face au métro), Bâtiment D, amphi D001


A l’initiative de : ASEFRR, Collectif pour le droit des enfants roms à l’éducation (CDERE), CNDH Romeurope, DEI-France, (Défense des Enfants International), Gisti, Hors la rue Intermèdes Robinson, RESF, SNUIPP-FSU, SNPES-PJJ – FSU, SUD éducation, Syndicat de la Magistrature

Avec le soutien de : Secours Catholique, Fédération syndicale unitaire, European Roma Rights Centre, Ligue des droits de l’Homme, ASET 93, Les enfants du Canal

Nos organisations – syndicats, associations – sont, à divers titres, en lien avec les familles et enfants de différentes nationalités vivant en bidonvilles ou squats et en situation de grande précarité en France. Les discours politiques et médiatiques dominants enferment ces per­sonnes dans une identité « rom » assignée et stigmatisée.
Nous sommes témoins d’incessants dénis de droits et de discriminations envers ces enfants et familles.
Nous nous devons de dénoncer la maltrai­tance institutionnelle et sociale infligée tant aux adultes qu’aux enfants, mais dont ces der­niers subissent plus lourdement les consé­quences car elle les prive de l’accès à leurs droits les plus fondamentaux.
Nous pensons donc venu le temps de de­mander aux représentants de la puissance publique, nationaux comme locaux, de venir répondre devant l’opinion des conséquences de leurs politiques en termes de violation des lois nationales, des textes européens et des conventions ou traités de niveau international ratifiés par la France.
 Un tribunal d’opinion permet de mettre en scène le procès des responsables des délits et discriminations que nous voulons dénoncer : ce tribunal tiendra un véritable procès pénal avec un acte de mise en accusation, un pré­sident, des juges, la parole donnée à la défense et à l’accusation, des auditions de victimes, de témoins et d’experts. 



Nous souhaitons contribuer à :
* provoquer une réaction d’indignation, a minima une prise de conscience, et faire cesser l’indifférence concernant la situation des enfants dits Roms en France ;
* faire connaître les conséquences désastreuses des refus d’éducation et de protection des enfants, des expulsions de lieux de vie sans solution alternative ;
mettre un terme à l’apparition constante de nouvelles formes de stigmatisation même lorsque des avancées juridiques sont obtenues ;
* reconnaître publiquement aux intéressé(e)s (enfants et leurs parents) le statut de victimes, alors qu’ils et elles sont toujours perçu(e)s comme des délinquants ou des fauteurs de troubles. Les conforter dans l’idée que c’est leur dignité humaine qui est piétinée et la restaurer en initiant une démarche de reconnaissance des préjudices qu’ils et elles subissent ;
* établir la responsabilité directe des pouvoirs publics français dans le sort fait à ces enfants, en mettant en évidence les défaillances des services éducatifs, sociaux et judiciaires quant à la protection à laquelle.

Ce procès symbolique permettra de rappeler que les pouvoirs publics, à tous les niveaux, ont l’obligation d’appliquer le droit français, européen et international.
Il sera surtout l’occasion, grâce à des témoignages d’enfants, de parents, des citoyens et citoyennes qui les accompagnent, d’experts ou de professionnels qui travaillent auprès d’eux, d’alerter l’opinion publique sur les conséquences humaines inacceptables des politiques actuelles envers ces populations.

Nous espérons qu’il contribuera à promouvoir la mise en œuvre de solutions adaptées à leurs besoins et à leurs choix.