jeudi 16 avril 2015

Nouveau naufrage au large des côtes italiennes : l’Europe doit réagir

Mardi 14 avril, 400 personnes parties de Libye seraient mortes noyées au large des côtes italiennes.
En octobre 2013, 366 migrants avaient péri non loin de l’île de Lampedusa. En septembre 2014, 500 personnes avaient disparu au large de Malte. Au lendemain de chacun de ces drames, la FIDH et ses partenaires dénonçaient le désastre de la politique migratoire européenne et appelait les Etats membres de l’UE à réagir.
Une fois de plus, la FIDH souligne l’urgence d’une réforme profonde de la politique migratoire européenne, qui doit viser la protection des vies et des droits humains des personnes migrantes plutôt que le verrouillage et la surveillance des frontières. La FIDH exhorte les Etats membres à instaurer sans délai des voies de migration légales et sûres pour permettre aux réfugiés d’accéder au territoire européen sans risquer leur vie. La Méditerranée est depuis trop longtemps devenue le cimetière de celles et ceux qui fuient les conflits, les persécutions et l’injustice dans l’espoir de trouver un peu de sérénité. Combien de morts faudra-t-il encore pour que l’UE se décide à réagir ?