samedi 4 avril 2015

Les ex-Fralib repassent à l’heure du thé

Nous avons reçu plusieurs fois les salariés de Gémenos dans nos pique-niques républicains. Ils nous ont parlé de leur combat, de leur peur et enfin de leur victoire.
Pour les aider dans leur entreprise, guettez la mise sur le marché des infusions et des thés qui bientôt sortiront de la Scop.
Désormais associés en Scop, 58 ex-salariés de l’usine d’Unilever à Gémenos, s’apprêtent à relancer la production. Un nouveau départ pour l’entreprise et de nouveaux métiers pour une équipe aguerrie par cinq ans de luttes.
L’atelier est à peine éclairé. En bruit de fond, le ronronnement des machines. Certaines dorment depuis trois ans et demi. D’autres se font graisser les boulons par des techniciens en combi verte. Posté devant une série d’engrenages, Marc Decugis fait les présentations : «Celle-là date de 1966. C’est une allemande. Et ça tourne comme une horloge !» Rouages, clapets, couteaux, fils tendus, bobines, rouleaux de papier-filtre se croisent dans un savant ballet. Rendement annoncé : 180 sachets par minute. «C’est rien,assure Marc derrière ses petites lunettes. L’autre monte à 450 sachets par minute.»

Dans ces sachets pour l’instant, il n’y a rien. Dans l’ex-usine Fralib de Gémenos, c’est encore le temps de la maintenance. Dans un peu moins de deux mois, les «big bags» chargés de thé et de tilleul envahiront les passerelles. Sur les rouleaux d’étiquettes, on ne lira plus l’Eléphant mais un nouveau nom encore tenu secret. Ce sera alors l’an 1 de Scop TI (pour thé et infusions), l’entreprise lancée par les anciens salariés d’Unilever.
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