lundi 20 avril 2015

La Libye, plaque tournante de l’émigration africaine

Les catastrophes se suivent dans l’indifférence quasi générale : 400 personnes seraient mortes dimanche 12 avril sur les quelque 550 que transportait une embarcation de fortune partie des côtes libyennes
Ce nouveau naufrage en Méditerranée, sur l’une des routes les plus meurtrières du monde, illustre la situation alarmante des migrants installés en Libye, et, plus encore, de ceux qui ne font que transiter par ce pays en plein chaos.
Un nombre compliqué à estimer
Le nombre de migrants en Libye est très difficile à estimer, les ONG et les ambassades ayant quasiment toutes déserté le pays en raison des affrontements entre les différentes factions qui luttent pour le pouvoir depuis la chute Mouammar Kadhafi, en 2011. En août 2014, l’UNHCR (Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés) dénombrait 37 000 personnes enregistrées à Tripoli et Benghazi, se disant « gravement préoccupé » pour leur sécurité. « Ce ne sont pas des données structurelles, les chiffres varient beaucoup avec les mouvements migratoires », explique Delphine Perrin, juriste et chercheuse à l’université d’Aix-Marseille, qui rappelle qu’« avant d’être un pays de transit, la Libye est d’abord un pays d’arrivée. Il y a toujours eu des étrangers qui se rendent sur place pour travailler ».
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