dimanche 26 avril 2015

La condamnation de Serge Atlaoui "est un meurtre d'État"

Pour Henri Leclerc, avocat et président d'honneur de la Ligue des droits de l'homme, la condamnation à mort du Français accusé de trafic de drogue ne tient qu'à des raisons de politique intérieure en Indonésie.

Henri Leclerc
"Je veux réaffirmer ma totale hostilité à la peine de mort, à toute exécution capitale, où qu'elle soit, où qu'elle se passe. Je pense par exemple à l'Iran, où des gens sont pendus tous les jours. Cette fois, nous avons en plus affaire à un compatriote. Il est normal que l'on soit particulièrement émuet que, comme ils le font, l'État et le gouvernement français interviennent lorsque quelqu'un est ainsi condamné dans des conditions pour le moins curieuses. Nicolas Sarkozy avait ainsi quasiment rompu les relations diplomatiques avec le Mexique dans le cas de Florence Cassez. Aujourd'hui, il faut tout faire pour éviter que cet homme soit fusillé. Je ne me prononce pas sur sa participation aux faits, mais son avocat affirme qu'il n'a pris aucune part dans un trafic. Le ministre des Affaires étrangères le dit aussi."
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