samedi 14 mars 2015

Censure de Mounir Fatmi par la Villa Tamaris de La Seyne-sur-Mer .

Lettre ouverte et appel aux institutions de l'Art Contemporain.
Paris, le 13 mars 2015
Cher Robert Bonaccorsi,
Votre réponse(1) est consternante.
Nous sommes intervenus auprès de vous le 26 février(2) pour vous demander de reconsidérer votre censure de l’œuvre de Mounir Fatmi, Sleep Al Naim, œuvre que vous aviez choisie en novembre dernier pour l’exposition collective « C’est la Nuit » devant se dérouler en juin dans votre centre d’art.
Vous l’avez censurée au nom d’une « situation de fait » que vous avez, seul, créée : une œuvre choisie par votre centre d’art et censurée par votre centre d’art, trois mois plus tard. L’artiste ne s’est pas retiré, il a refusé de proposer une autre œuvre, ce qui aurait validé votre acte de censure. En reniant vos engagements, vous l’avez évincé.

Les artistes, face à des institutions comme les vôtres, sont seuls. Ils sont seuls et en situation de faiblesse : ils n’ont, pour se défendre, que leur œuvre. Votre réponse le démontre, les artistes auraient donc toujours tort. Tort de résister à l’abus de pouvoir, tort de ne pas se plier au jeu qui consiste à leur demander d’assumer la censure dont ils sont les victimes.
Pour lire la suite de cette lettre, cliquez sur la photo de la Villa Tamaris.