dimanche 8 mars 2015

8 mars 2015. Et revoilà la journée des femmes

Le petit bulletin météo de Suzanne,  celui de son humeur pour la journée des femmes.                    
Et revoilà la journée des femmes avec son cortège d’horreurs : femmes battues, violées, discriminées, excisées, voilées, abandonnées…Des termes qui signifient soumission, humiliation, oppression…De quoi vous foutre le bourdon pour toute une année !
Sommes-nous seulement cela, nous les femmes ?
Femmes fortes, courageuses, intelligentes, femmes qui décident de leur sort et tiennent à bout de bras famille, travail, maison…Des femmes qui prennent aussi le temps de se parler, d’échanger des recettes, de se parer et se maquiller, de rire d’elles et de leurs hommes…
Mon amie africaine me racontait qu’au Mali où elle est née les hommes passent des heures à palabrer hors de la présence des femmes, mais sans jamais prendre aucune décision. Pourquoi, demanda-t-elle à son père, après avoir tant discuté, ne décidez-vous rien ? C’est que, lui avoua son père, après les palabres, les hommes rentrent chacun chez soi, et alors c’est avec leur femme qu’il leur faut discuter…
Le progrès des pays pauvres passe par les femmes, et d’abord par l’éducation qu’on leur refusait jusque là.
Les femmes africaines par exemple, qui assument la plupart des travaux ménagers et agricoles, trouvent encore l’énergie, avec de microcrédits, de monter de petites entreprises, qui vont rapporter de l’argent à la famille, puis à la communauté.

Hegel disait, dans sa parabole du maître et de l’esclave, que l’esclave apprend à tout faire, tandis que le maître consacre son temps à l’oisiveté et à la paresse. Si bien qu’un jour l’esclave peut s’affranchir de son maître et devenir autonome, alors que ce dernier ne sait rien faire sans lui. Cette fable voit son illustration aujourd’hui, lorsque des ouvriers(ères) reprennent en main une entreprise et se montrent capables de la faire prospérer sans l’aide de grands chefs, petits chefs et sous-chefs…Mais aussi chez ses femmes qui réussissent, après un divorce, à faire vivre leur famille sans les subsides d’un mari. Ce n’est pas toujours le cas, il est vrai, car en se mariant beaucoup renoncent à des études, à un travail, et se retrouvent cruellement démunies quand elles sont seules…
Si les médias se plaisent tant à victimiser les femmes, n’est-ce pas pour tenter de les convaincre qu’elles n’ont rien à espérer, sauf d’une bienveillance exceptionnelle de leurs oppresseurs, et les enfoncer un peu plus dans leur résignation…comme les Romains laissaient les esclaves fêter leurs Saturnales, sûrs que le lendemain ils rentreraient sagement dans le rang.
En ce 8 mars, « journée des femmes » ( ?!) je ne veux pas tirer mon mouchoir, sauf peut-être pour assécher mon nez enrhumé. Je veux au contraire célébrer la WOMENPRIDE. Fière et heureuse d’être une femme !
 Votre programme télé de ce jour : sur la 2 à 20h50, Potiche ; sur Arte à 20h50 les Femmes du bus 678 ; à 22h30, Rwanda, la vie après, Paroles de mères ;Ushuaïa TV à 20h43,Femmes pour la planète ; à 14h40 sur France5 Les Femmes des Sables ;à 17h35 sur Arte, Artistes femmes.

Vous voyez bien qu’on pense à nous !