vendredi 27 février 2015

Violences policières, traitements des Roms et demandes d’asile : Amnesty épingle la France

L'ONG pointe, dans un rapport, la «régression» du pays dans divers domaines liés aux droits humains.
Des expulsions de campements roms réalisées dans des  conditions «épouvantables», une situation «désastreuse» pour les demandeurs d’asile: la France se fait épingler dans un rapport d’Amnesty international publié mercredi.
En 2014, «rien n’a évolué, au contraire, on pourrait parler pratiquement de régression», a commenté Geneviève Garrigos, présidente d’Amnesty France, lors d’une conférence de presse mardi. Au sujet des Roms, la circulaire du 26 août 2012, qui obligeait les autorités à accompagner les démantèlements, en réalisant un diagnostic des populations et en leur proposant des solutions de relogement, «est de moins en moins appliquée» et des expulsions sont menées «dans des conditions absolument épouvantables» regrette Geneviève Garrigos.

«Environ 20% des expulsions sont faites après des arrêtés municipaux de péril, qui deviennent un moyen de contourner les décisions de justice», explique Julie Heslouin, chargée de campagne discrimination. Près de 13.  500 Roms ont été expulsés de leurs campements en 2014, contre 19.  380 en 2013 selon les chiffres de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et l’European Roma Rights Center (ERRC). Cette baisse constitue une «petite avancée» mais «ce qui reste très préoccupant c’est que malgré le consensus des ONG et des instances comme le Défenseur des droits qui dénoncent les violations des droits humains, le gouvernement peine à revoir sa politique», commente Julie Heslouin.
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