mercredi 25 février 2015

Frontex, poison ou antidote aux tragédies en Méditerranée?

Alors que des millions d’euros sont alloués à Malte pour des opérations de contrôles aux frontières maritimes avec Frontex, les organisations membres de la campagne FRONTEXIT dénoncent une Europe aveuglée par l’obsession sécuritaire, toujours plus meurtrière.
Le 4 février dernier, l’UE annonçait le versement de plus de 12 millions d’euros aux forces armées maltaises afin de financer des équipements dans le cadre de sa participation aux opérations de l’agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures (Frontex). Cet argent est issu du Fonds de Sécurité Intérieure (FSI) qui vise à lutter contre la criminalité et faire face aux menaces contre la sécurité de l’Union européenne (UE). Cette somme s’ajoute aux 114 millions d’euros prévus pour le budget 2015 de Frontex.

Cette décision illustre tristement le décalage entre l’urgence de la situation aux frontières maritimes, et les priorités de l’UE en la matière. Après un macabre record de plus de 3 500 morts en 2014, l’hécatombe se poursuit en Méditerranée avec plusieurs centaines de morts depuis le début de l’année notamment au large de l’ile italienne de Lampedusa.

 Il est révoltant, dans ce contexte, que le réflexe de l’UE soit de renforcer des mécanismes qui, contrairement à ce qu’elle avance souvent, n’ont pas pour but de sauver des vies humaines mais bien d’intercepter et de contrôler les personnes (Frontex, Eurosur, coopération avec les Etats voisins sur le volet migratoire).
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