jeudi 22 janvier 2015

Oh, mon doux pays , au Théâtre Liberté, du jeudi 29 au samedi 31 janvier à 20h

La comédienne Corinne Jaber évoque la tragédie de la situation syrienne en y opposant un irrépressible goût de vivre seul vecteur de foi face à l’absurdité de la guerre.
Un fourneau, un frigo, une table et des odeurs de cuisine : le parfum du « kebbeh », ce « petit obus de viande » emblème de la cuisine syrienne, évoquant malgré lui la violence qui gronde au-dehors… Corinne Jaber et Amir Nizar Zuabi, metteur en scène et auteur palestinien, répondent humblement et brillamment à la question « peut-on raconter autrement la guerre que par l’effroi » ? En adoptant le ton, inédit, de la bienveillance, ils contournent la pesanteur du sujet par des histoires infiniment humaines, abolissant la distance avec ce « doux pays » si loin-si proche.

Il s’agit d’un spectacle éminemment personnel pour la comédienne française née de parents germano-syriens, qui a débuté sa trajectoire singulière chez Peter Brook, fut découverte dans une pièce de sa fille Irina Une bête sur la lune et jouait Pénélope dans Ithaque de Botho Strauss. Dans ce spectacle qui ose l’empathie, une seule lettre distingue la douceur de la douleur.
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