mercredi 7 janvier 2015

Deux présumés tortionnaires algériens des années de plomb jugés en France.

Communiqué commun de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et du Collectif des familles de disparus en Algérie (CFDA)
La juge d’instruction du Tribunal de grande instance de Nîmes a rendu le 26 décembre dernier une ordonnance de mise en accusation à l’encontre de deux présumés tortionnaires algériens résidant en France, Hocine Mohamed et Abdelkader Mohamed. Tous deux sont accusés de crimes de torture et de disparitions forcées commis au nom de la lutte antiterroriste dans la région de Relizane en Algérie dans les années 1990. Le procès se tiendra devant la Cour d’Assises du Gard. Nos organisations, qui avaient déposé plainte en 2003 contre les frères Mohamed et qui accompagnent les 7 victimes algériennes qui se sont constituées parties civiles, ont accueilli cette ordonnance avec une très grande satisfaction.
« C’est la première fois dans l’histoire que des Algériens vont être jugés pour des crimes commis durant les années noires en Algérie » a déclaré Patrick Baudouin, président d’honneur de la FIDH et Responsable du Groupe d’action judiciaire.
« Nous espérons que ce procès marquera un tournant majeur dans la lutte contre l’impunité qui entoure la commission de ces crimes » a ajouté Michel Tubiana, président d’honneur de la LDH.
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