mercredi 10 décembre 2014

Centrafrique : Libération d'Abdoulaye Miskine contre otages, les arrangements de l'impunité

Communiqué de presse de la FIDH - Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme et de ses organisations membres en Centrafrique,  la LCDH – Ligue centrafricaine des droits de l'Homme et l'OCDH – Observatoire centrafricain des droits de l'Homme 
Bangui, Paris, New York, Nairobi, 9 décembre 2014 – Le 27 novembre 2014, le chef de guerre tchado-centrafricain Abdoulaye Miskine a été libéré par les autorités camerounaises, probablement en échanges de 26 otages qui avaient été kidnappés par les hommes de Miskine pour protester contre sa détention au Cameroun depuis septembre 2013. Si nos organisations se félicitent de la libération des otages, elles condamnent le traitement réservé à un seigneur de guerre présumé impliqué dans des crimes internationaux documentés par la FIDH depuis 2003 et demandent qu'ils répondent de ces actes devant la justice nationale ou la Cour pénale internationale.


Abdoulaye Miskine de son vrai nom Martin Koumtamadji, chef du groupe armé centrafricain du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) a été libéré par les autorités camerounaises et embarqué dans l'avion du président congolais et médiateur de la crise centrafricaine Denis Sassou Nguesso puis reçu par ce dernier à Brazzaville. Abdoulaye Miskine était incarcéré au Cameroun depuis le 16 septembre 2013, étant suspecté d’avoir préparé des attaques contre des villages sur le territoire camerounais. 
Pour lire la suite de ce communiqué, cliquez sur la photo d'Abdoulaye Miskine