lundi 26 mai 2014

La victoire du FN est d’abord la faillite de la classe politique française

On le savait, et pourtant ça fait un choc : le Front national arrive pour la première fois en tête d’une élection au niveau national, et avec un score record : autour de 25%. On respire un grand coup, et on analyse.
On le savait, en effet, depuis des semaines, les sondages ne s’étant, sur ce point, pas trompés. Et pourtant, contrairement au « sursaut » du deuxième tour de 2002, il n’y a pas eu de mobilisation générale pour faire barrage à l’extrême-droite.

Au contraire, y compris à gauche, beaucoup ont choisi de laisser faire en s’abstenant massivement, même si la participation a été légèrement supérieure aux européennes précédentes. C’est de ce point de vue plus grave que le 21 avril « accidentel ».
C’est ce phénomène qui est le plus intéressant à comprendre, à analyser.
Le Front national est donc en tête, et il assurément le grand vainqueur de ce scrutin. C’est incontestable, et c’est historique. Et c’est tragique.

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