mardi 18 mars 2014

La LDH soutient le film « Parce que j’étais peintre », de Christophe Cognet, sortie le 5 mars

Voici un film longuement médité, fruit de recherches dans toute l’Europe et en Israël, de tournages dans les grands camps de concentration et d’extermination, et de rencontres avec de nombreux artistes et conservateurs de musées.
Il faut dire que le sujet requiert immensément de justesse et d’intelligence : les dessins faits par des déportés des camps, retrouvés par miracle ou réalisés de mémoire dès la fin de la guerre, ainsi que des œuvres graphiques ou picturales plus récentes d’artistes rescapés traitant du même sujet.
Comment dessiner dans le camp ? En volant un bordereau, un bout de journal, du papier d’emballage. Surtout en se cachant. Et en cachant ses dessins, par exemple le carnet retrouvé dans les fondations d’une baraque à Birkenau.
Pourquoi dessiner ? Pour penser à autre chose, pour comprendre ce qu’on vit, pour montrer exactement ce qu’on voit et ce qui se passe, pour montrer les lieux et les gens, la souffrance, pour montrer le processus de la mort, pour transmettre à l’histoire. Pour gagner un morceau de pain en faisant des portraits. Pour garder la vie sauve, en faisant pour les folles recherches de Mengele les portraits des Roms qu’il s’apprête à tuer. Parce qu’on est un enfant et que les enfants dessinent.
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