vendredi 29 novembre 2013

NSA / Prism : le rapport qui accable la CNIL

La Ligue des Drits de l'Homme dénonce depuis des années le manque de moyens de la CNIL qui ne peut remplir le rôle qui lui est imparti .
La Commission Nationale Informatique et des Libertés (CNIL) doit protéger le consommateur contre tout usage abusif de données informatiques le concernant. Elle est chargée de veiller au respect de la loi "Informatique et liberté" par le biais de 6 missions principales :recenser les fichiers, contrôler, réglementer,

instruire les réclamations concernant un usage anormal de fichiers,  informer  et garantir le droit d'accès aux fichiers informatiques.
La CNIL n'a pas rempli ces missions car le Parlement Européen a rendu publique une étude juridique et politique sur les programmes de surveillance de la NSA, en dénonçant moins les Etats-Unis que le laisser-faire de l'Europe. La CNIL, très influente au sein du G29 qui réunit les gendarmes européens de protection des données, est explicitement pointée du doigt.
La Commission LIBE (Liberté, sécurité et justice) du Parlement Européen a rendu publique ce jeudi une étude commandée à Caspar Bowden, un ancien conseiller de Microsoft devenu expert intransigeant des questions de vie privée sur Internet, sur "les programmes de surveillance des Etats-Unis et leurs effets sur les droits fondamentaux des citoyens de l'Union Européenne".

Les conclusions du rapport de 50 pages, réalisé en réaction aux révélations du programme PRISM et des pratiques de surveillance de la NSA, sont très critiques envers les USA, mais aussi et surtout à l'encontre des institutions européennes à qui Bowden reproche un laisser-faire coupable. La CNIL y est désignée comme figure de proue de ce qui apparaît au mieux comme de la naïveté, au pire comme de la complicité dans l'absence de protection effective de la vie privée des citoyens européens.
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