mercredi 20 novembre 2013

Droits de l’enfant : plus que jamais à défendre

Communiqué LDH - Paris, le 20 novembre 2013
A l’occasion du 20 novembre, Journée internationale des droits de l’enfant, la LDH tient à réaffirmer son attachement aux droits proclamés par la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) et à leur effectivité.
Elle rappelle notamment que tout mineur en danger se trouvant sur le territoire français doit pouvoir bénéficier d’une réelle protection, quelle que soit son origine ou sa nationalité. C’est pourquoi elle dénonce tout particulièrement les difficultés rencontrées par bon nombre de mineurs étrangers dont la minorité est contestée, alors même qu’ils disposent de documents établis en conformité avec la législation de leur pays d’origine, et que les résultats de l’examen osseux ne peuvent en aucun cas être considérés comme fiables.
De telles décisions exposent les jeunes concernés à une grande vulnérabilité, les renvoient à la rue, leur ôtent toute perspective de formation ou mettent un coup d’arrêt à leur scolarité. La LDH rappelle d’ailleurs son opposition à toute expulsion de jeunes en parcours de formation et sa volonté de voir la loi changer sur ce point, afin que ces jeunes et leurs familles puissent être régularisés.
A l’instar des observations émises par le Comité des droits de l’enfant en 2009, elle s’inquiète également du nombre croissant d’enfants vivant en dessous du seuil de pauvreté. Du fait même de la crise économique et sociale, qui touche encore plus durement les plus démunis et accroît les inégalités d’accès aux droits fondamentaux, des millions d’enfants vivent aujourd’hui dans des conditions indignes et sont confrontés à un véritable processus d’exclusion sociale, voire de discrimination, pour fait de précarité sociale.
La LDH demande une impulsion politique forte en direction de la petite enfance, de l’enfance et de la jeunesse, et la mise en place d’une stratégie globale et nationale permettant de mettre la France en conformité avec les engagements qu’elle a pris en étant le deuxième pays à ratifier la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE).