jeudi 19 septembre 2013

Les concours de "mini-miss" interdits par le Sénat en France

Deux ans d'emprisonnement et 30.000 euros d'amendes sont prévus pour pénaliser les organisateurs de ces concours.
Une décision qui respecte les droits de l'enfant et de la femme. Mais on peut s'étonner que le rapporteur du texte ait pu juger que les sanctions sont trop lourdes et que 146 sénateurs aient voté contre.
Le Sénat a interdit les concours de beauté pour les enfants de moins de 16 ans, les concours de "mini-miss", à l'occasion de la fin de l'étude du projet de loi sur l'égalité des femmes et des hommes, mercredi 18 septembre.
Les sénateurs ont accepté par 196 voix pour et 146 contre, un amendement de la centriste Chantal Jouanno (UDI), qui prévoit une sanction de deux ans d'emprisonnement et 30.000 euros d'amendes pour les organisateurs de ces concours, "qui ne concernent que les filles", a souligné l'ancienne ministre.

"Ne laissons pas nos filles croire dès le plus jeune âge qu'elles ne valent que par leur apparence. Ne laissons pas l'intérêt commercial l'emporter sur l'intérêt social", a-t-elle lancé en soulignant la nécessité de protéger les enfants. Le rapporteur du texte Virginie Klès (PS) s'était prononcé contre cet amendement en jugeant les sanctions trop lourdes.
La ministre des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem avait de son côté proposé un amendement parallèle, soumettant à une autorisation préalable l'organisation de ces concours, tombé quand celui de Chantal Jouanno a été voté. En revanche, un autre amendement de l’ex-ministre des Sports, encadrant l'activité des mannequins enfants, a été rejeté.