samedi 28 septembre 2013

L’alarme niçoise

Que s’est-il passé à Nice ? On connaît les faits ; un bijoutier cambriolé, deux malfrats à la petite semaine, un tir soigneusement ajusté, dans le dos de deux fuyards motorisés et un mort.
Les ingrédients banals d’un fait divers tragique, certes, mais fait divers néanmoins. Jusqu’à ce que la machine s’emballe, qu’une vox Internet se déploie en soutien au boutiquier tireur, jusqu’à ce que des édiles locaux manifestent en se réclamant d’une « solidarité niçoise » pour défendre le boutiquier inculpé d’homicide, jusqu’à ce qu’un ministre de l’Intérieur aille de micro en caméra assurer qu’il « comprend » les commerçants et que la revendication de la légitime défense semble s’imposer comme vox populi, à coups de « j’aime » multipliés sur Internet…

Légitime défense ? On imagine la scène, ce dos qui s’enfuit menaçant, sur une moto, qui est déjà à quinze, vingt mètres, et ce revolver opportunément a portée de mains, et ce commerçant battu, humilié, qui considère que cela ne doit pas se passer comme ça, que cela ne va pas se passer comme ça, ah mais non, qui ajuste, tire, touché !
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