lundi 16 septembre 2013

La peine de mort n'est pas un moyen efficace pour combattre le viol.

Comme Amnesty International, je ne pense pas que la peine de mort soit un  moyen efficace pour combattre le viol. Un individu peut vouloir se venger après un crime odieux, la société, sans céder à l'émotion, doit rendre justice. 
Plutôt que la peine de mort, de profondes réformes législatives sont nécessaires pour combattre la violence généralisée que subissent quotidiennement les femmes en Inde, a déclaré Amnesty International au lendemain de la condamnation à la peine capitale de quatre violeurs.
Le viol et la mort d'une jeune femme à Delhi en décembre dernier a profondément choqué le public, en Inde comme ailleurs. Cet événement tragique a mis sur le devant de la scène une réalité qui affecte des millions de femmes en Inde, où la violence contre les femmes semble presque aller de soi. Des lois désuètes ainsi qu’une culture de l'impunité pour de tels crimes violents contribuent à cette situation inacceptable.
"Conduire ces hommes à la potence n’est rien de plus qu’un acte de vengeance à court terme", a commenté Tara Rao, directrice d'Amnesty Inde.
"La famille de la victime mérite notre profonde sympathie et leurs auteurs doivent être punis pour ce crime horrible. Toutefois, la peine de mort ne peut pas être la réponse."
Selon Amnesty International, dans tous les cas et en toutes circonstances, la peine de mort ne peut être justifiée. Il s’agit d’un châtiment cruel, inhumain, qui viole le droit à la vie. L'expérience montre par ailleurs que la peine de mort n'a aucun effet dissuasif, contrairement à ce que l’on prétend souvent. Et ce n’est certainement pas un moyen efficace pour lutter contre la violence faite au femmes.
"La peine de mort est un crime en soi et ne règle en rien le problème", déclare Stella Jegher, chercheuse sur les droits des femmes à Amnesty Suisse. "L'Inde a besoin de se doter de mesures concrètes pour lutter contre la violence endémique envers les femmes. Cela suppose évidemment que les auteurs soient traduits en justice et punis. Mais il faut aussi des changements urgents au niveau juridique, institutionnel et procédural. L’Inde doit surtout se doter d'une politique cohérente contre toute forme de discrimination envers les femmes."