mercredi 11 septembre 2013

A lire " La moitié du ciel" de Nicholas Kristof et Sheryl Wudunn.

" Le monde resterait-il les bras croisés si c’étaient les hommes qui mouraient en assurant simplement leurs fonctions reproductives ? " (Asha-Rose Migiro, vice-secrétaire générale de l’ONU, 2007).
Suzanne vous conseille la lecture d'un livre de  Nicholas Kristof et Sheryl Wudunn, "La moitié du ciel"
En s’appuyant sur des reportages effectués dans différents pays " en voie de développement ", sur les continents africain et asiatique principalement, ce livre très documenté et fourmillant d’exemples concrets met en lumière les multiples discriminations et sévices dont sont victimes les femmes dans le monde.
Saviez-vous qu’actuellement " il est plus dangereux d’être une femme qu’un soldat dans les conflits armés ?que le principal facteur de risque de mort par le VIH pour les femmes est le mariage ?qu’une femme meurt toutes les minutes en accouchant ?que 2 millions de petites filles meurent de faim chaque année parce que leurs parents ont préféré nourrir et soigner leurs frères ?que 3 millions de filles et de femmes sont prisonnières de l’esclavage sexuel ?"
Au-delà de ces statistiques accablantes, les auteurs proposent les solutions expérimentées au niveau local par des femmes et des partenaires courageux.
 Des initiatives simples et peu coûteuses peuvent être mises en place, alors que les lourds programmes financés par les gouvernements étrangers n’obtiennent pas toujours les résultats escomptés. Ainsi introduire la télévision dans un village produirait sur l’évolution des mentalités le même effet que cinq ans de scolarisation féminine. Des remèdes originaux sont présentés : traiter les enfants contre les vers, iodiser le sel, subventionner les uniformes scolaires, fournir aux filles des serviettes hygiéniques…
L’éducation des filles est la clé du développement économique et de la stabilité politique d’un pays, car " celui qui éduque un garçon éduque un individu, celui qui éduque une fille éduque tout un village " (proverbe africain).
Au total un livre qui, loin d’être pessimiste, offre des perspectives encourageantes et concrètes à tous ceux qui veulent œuvrer pour un monde meilleur et plus pacifique. Il ne nous reste que " quatre choses à faire dans les dix prochaines minutes" pour que ces espoirs se réalisent !