samedi 17 août 2013

Égypte : Vers la guerre civile ?

La FIDH est consternée par les rapports faisant état de pertes massives résultant des actions des forces de sécurité du gouvernement pour déloger les manifestants pro-Morsi sur deux sites différents du Caire le 14 Août 2013.

Tôt le matin du 14 Août, les forces de police, appuyées par l’armée, ont violemment dispersé la foule rassemblée sur la place Nahda, à proximité de l’Université du Caire, ainsi qu’a Rabaa Al Adawiyah. C’est là que les partisans du président déchu Morsi manifestaient depuis ce qu’ils considèrent être un « coup d’état », lorsque l’armée égyptienne à déposé Mohamed Morsi au début du mois de juillet et a arrêté un certain nombre de dignitaires des Frères musulmans. 
Il existe des rapports contradictoires sur le nombre de victimes, allant de 327 à 2500 morts selon les sources. Selon les organisations membres de la FIDH en Egypte qui enquêtent actuellement sur le terrain/dans ces localités ainsi que dans les morgues et les hôpitaux, plus de 200 personnes auraient été tuées, la plupart par balles ou par suffocation après avoir inhalé des gaz lacrymogènes. Les statistiques pourraient bien s’élever à plusieurs centaines d’ici quelques heures.
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