dimanche 25 août 2013

Anti-Roms partout, égalité et justice nulle part : Pour les Roms, personne ne bouge

Une opinion de Jean-Marie Dermagne, avocat, ancien bâtonnier, porte-parole du Syndicat des avocats pour la démocratie. (Belgique)
"Comme quoi, Hitler n’en a peut-être pas tué assez…" ! Cette phrase abjecte, le français Gilles Bourdouleix, maire de Cholet, député, avocat et professeur de droit, l’a vomie au micro d’un journaliste au moment où, pris à partie, il cherchait à chasser des Roms de passage dans sa commune. Les Roms, Christian Estrosi, maire UMP de Nice, a promis, lui, de les "mater". Quant à Jean-Marie Le Pen, égal à lui-même, il a dénoncé leur présence "urticante et odorante" (sic). Si les Juifs étaient visés par de pareilles éructations, il y aurait foule dans la rue pour exiger la déchéance de leurs auteurs et leur cracher au visage. Pour les Roms, rien. Personne ne bouge.
Si Bourdouleix a dû quitter son parti, le CDI (centre droit), il est toujours maire, député, professeur de droit et avocat. Rien non plus, si ce n’est des indignations souvent feintes, pour Estrosi et Le Pen. Taper sur les Roms fait même gagner en notoriété et en popularité. Triste époque. Déjà à Auschwitz, les Tsiganes, comme on les appelait à l’époque, étaient au plus bas de l’échelle, après les "politiques", les "droits communs", les Juifs et les "asociaux"
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