vendredi 19 juillet 2013

Travail, santé, éducation et politique : quatre domaines-clés pour mesurer l'écart hommes-femmes

Information communiquée par Claire, présidente du Planning Familial de Toulon.
Le rapport Global Gender Gap 2012, publié cette semaine par le Forum économique mondial, a classé 135 pays qui concentrent 90% de la population mondiale. Le rapport, basé sur quatorze indicateurs, mesure l'écart entre hommes et femmes dans quatre domaines-clés :
1. La participation économique et les opportunités de travail, qui inclut la participation des femmes au marché du travail, l'égalité des salaires, et le pourcentage de femmes dans les emplois à haute responsabilité.
2. Le niveau d'éducation et de scolarité, qui se penche sur l'alphabétisation des femmes, et sur le nombre de femmes inscrites dans l'enseignement supérieur.
3. La santé et la durée de vie, qui est mesurée en comparant l'espérance de vie féminine et masculine et les taux de mortalité.
4. L'autonomisation politique, qui examine le nombre de femmes occupant des fonctions politiques, ainsi que le nombre de femmes chefs d'État au cours des cinquante dernières années.

Les pays scandinaves au féminin
Une note comprise entre 0 (inégalité totale) et 1 (égalité totale) est attribuée à chacun des 135 pays pour les quatorze indicateurs, et une moyenne est ensuite réalisée. Sans grande surprise, ce sont les pays scandinaves qui figurent en tête du classement des meilleurs pays pour vivre quand on est une femme. Et en première position, l'Islande, avec un résultat de 0,8640 (le pays avait déjà remporté la première place en 2011), suivie de près par la Finlande, la Norvège et la Suède.
Même si aucun pays n'a encore atteint l'égalité des sexes, tous les pays nordiques, à l'exception du Danemark, obtiennent une note de plus de 0,8 en terme d'écart entre les sexes, et servent de modèles et de références pour les comparaisons internationales.


La France loin derrière
De la cinquième à la dixième place du classement, ce sont respectivement l'Irlande, la Nouvelle-Zélande, le Danemark, les Philippines, le Nicaragua et la Suisse qui se suivent. La France arrive loin derrière, n'occupant que la 57ème position, avec une note de 0,6984. L'hexagone obtient cependant de très bons scores en termes de niveau d'éducation (1) et de santé (0,980). Elle figure en tête du classement mondial pour ces deux variables. En ce qui concerne la participation économique et l'égalité des salaires, elle obtient une note de 0,669. Dans le domaine de la participation politique, elle fait piètre figure, avec une note de 0,145. 



Là où il ne fait pas bon vivre...
Dans le classement des pires pays pour vivre quand on est une femme, les cinq derniers pays sont l'Arabie saoudite, la Syrie, le Tchad, le Pakistan et, en toute dernière position, le Yémen, qui obtient un score de 0,5054, avec un taux quasiment nul de participation des femmes à la vie politique du pays.