lundi 4 mars 2013

Femmes: Luttes passées, combats d’aujourd’hui

Un  numéro des "Echos de la LDH", section d’Aix-en-Provence sur les luttes passées et les combats d'aujourd'hui des femmes , publié pour  la  journée internationale pour les droits des femmes
Le 8 mars (journée internationale des femmes) les médias et l’opinion sont toujours traversés par deux affirmations contradictoires. À ceux-celles qui déplorent que les femmes soient encore victimes de graves inégalités, s’opposent ceux qui protestent "Mais qu’ est-ce qu’elles veulent encore ? Elles ont tout !". 
Que penser ? 
La France et tous les pays occidentaux ont connu dans les années 1960- 1970 une révolution sociétale d’une ampleur inouïe. Cette rupture chronologique l’emporte de beaucoup sur celle de 1945 dans l’histoire des femmes.
Avant les années 1960, "la jeune fille" est censée rester chaste pour mériter la robe blanche portée lors du plus beau jour de sa vie. Si elle "faute", se laisse "séduire et abandonner", elle risque de devenir "fille mère" en charge d’un "bâtard" et d’une "mauvaise réputa- tion" qui éclabousse "l’honneur" de sa famille. À moins qu’elle ne re- coure, à ses risques et périls, à une "faiseuse d’anges", qui lui rendra un avenir, si elle survit. Si elle cède à la pression ambiante et nataliste (le général de Gaulle voulait des "millions de beaux bébés"), mariée (car quoi de pire qu’une "vieille fille" ?), elle renonce à travailler à l’extérieur, et devient "fée du logis" et mère aimante. Ses diplômes ne sont qu’une assurance contre le mauvais sort, sinon elle est "dénaturée". De toutes façons, son salaire ne saurait être qu’un "appoint". Si elle est épuisée par les grossesses et les enfants, elle ne trouve p as un médecin ni un lieu de conseil : la propagande anticonceptionnelle est sévèrement réprimée (lois de 1920 et1923) . 
Depuis  ?
Les femmes ont conquis l’essentiel : la disposition de leur corps.
Pour les développements abondamment et excellemment illustrés de ce dossier, cliquez sur la photo.