mercredi 22 février 2012

Trois émissions sur le chômage à ne pas rater sur Arte, Jeudi 23 Février, à partir de 10 h 40

Arte présente, en rediffusion, , Jeudi 23 Février, à 10 h 40,  trois documentaires sur le chômage et la situation du monde du travail en Allemagne.
1)A 10 h 40  Chômage, comment s'en sortir ?
2) A 10 h 45 Le travail, malade du chômage
3) A 11 h 50  Allemagne : modes d'emplois
1) Chômage, comment s'en sortir ?
Alors que l'Europe se débat dans la crise financière, l'emploi reste-t-il une priorité ? En France, où cinq millions de personnes en sont privées, et en Allemagne, où les travailleurs pauvres se sont multipliés, enquêtes sur des sociétés à deux vitesses.
2) Le travail, malade du chômage

À Sochaux, le pays de Peugeot, la radiographie sensible d'un chômage de masse chronique qui mine le monde du travail. Il y a quarante ans, Peugeot employait 42 000 salariés à Sochaux, son usine mère, soit .....

30 000 de plus qu'aujourd'hui. Sur les chaînes, un tiers des six mille ouvriers sont intérimaires. Dans la région, les entreprises d'insertion ont fleuri, permettant à des hommes et à des femmes durablement exclus du travail de renouer avec lui, maigres salaires subventionnés à la clé. La précarité de l'emploi, affirment des représentants du patronat local, est devenue "une variable d'ajustement" indispensable à la survie des entreprises dans une économie mondialisée.

Ce film nous plonge dans le quotidien de ce travail rétréci, qui condamne les demandeurs d'emplois à une alternance sans fin de bouts d'emploi au rabais et de chômage, à l'insécurité, à la dévalorisation de soi. Une situation inégalement subie, qui touche plus durement les femmes, les jeunes, les sans qualification, les seniors et les immigrés. Il donne la parole à ces laissés-pour-compte du travail, mais aussi à des chefs d'entreprises, des syndicalistes CGT de Peugeot, des agents de Pôle Emploi, dont la réforme récente est contestée en interne. En contrepoint, des chercheurs analysent et décryptent les ressorts économiques et politiques qui alimentent cette réalité. Comment et pourquoi la France s'est-elle résignée à une casse sociale devenue chronique ? Aujourd'hui, toutes catégories confondues, plus de 5 millions de personnes cherchent un emploi dans notre pays et 60 % des postes proposés sont des CDD de moins d'un mois.

3) Allemagne : modes d'emplois

Face à la crise, le "modèle allemand" de dialogue social a gardé toute sa force... à l'intérieur des entreprises. Au dehors, les "minijobs" distribuent les miettes.

En dépit d'une récession deux fois plus forte que la nôtre, l'Allemagne a licencié cinq fois moins que la France entre 2008 et 2010. Et son chômage continue de baisser. Seul, le recours massif au chômage partiel pour préserver les emplois n'aurait pas suffi. Depuis les années 1990, les entreprises allemandes ont négocié toujours plus de flexibilité contre des garanties d'emploi, les syndicats acceptant de troquer certains avantages sociaux contre cette sécurité. Vingt ans après, cette pratique de dialogue social et de cogestion a sauvé le pays d'une des plus graves crises annoncée.

Après l'exemple français, cette enquête se concentre sur Stuttgart, capitale du Bade-Wurttemberg, où la reprise est la plus spectaculaire. Dans l'entreprise familiale Trumpf (huit mille salariés, dont la moitié en Allemagne), le contraste est saisissant avec l'exemple français : le travailleur, ici, est considéré comme une richesse à préserver et le syndicat IGMetall (50 % des salariés de l'industrie) dialogue sur un pied d'égalité avec la direction. C'est le fameux "modèle allemand".

Mais à l'extérieur, les lois Hartz adoptées en 2003 (par le gouvernement Schröder) ont condamné à la précarité des millions de salariés. Si les statistiques du chômage ont baissé (à 6,9 % de la population), c'est aussi qu'il n'est pas indemnisé au-delà d'un an. Le demandeur d'emploi, à l'issue de ce délai, est contraint d'accepter n'importe quoi, fût-ce un "minijob" précaire, à temps partiel et sous-payé, telle cette jeune mère qui gagne quelque 400 euros par mois et survit grâce à ses amis et à son potager.