Résignation, dépit, non protestation
On les croyait admises les suppressions
de postes. Les cortèges, les jours de grève, ne prenaient pas les allures des
grands jours. Certes ici et là des élus protestaient contre les coupes sombres,
contre l’éducation posée dans la colonne des débits comme un vulgaire bâtiment
dont les huisseries laisseraient échapper la coûteuse énergie. Et
puis l’affaire du moment c’est la neige, le froid, les routes verglacées et les
chauffages qui flanchent. Que pèsent face à une telle actualité une classe de
maternelle ou un poste de Rased ? La raison, devaient penser les savants
comptables et les penseurs de la rigueur, avait fini par l’emporter. 27 ou 30
par classe en primaire, ce n’est pas la mer à boire pour échapper au bouillon
grec.
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