Hakim a succombé des suites d'une interpellation
brutale de policiers de la B.A.C. avec le soutien de policiers municipaux, devant une vingtaine de témoins
civils, une dizaine de policiers et plusieurs pompiers. Il n'était ni
dangereux, ni armé et ne menaçait personne. Il s'agissait d'une banale
altercation entre Hakim et un employé de sa banque. Mais la violence de
l'interpellation policière, avec le recours à une "clé d'étranglement"
pendant 15 à 20 minutes, a entrainé sa fin brutale selon les conclusions de
l'autopsie.
Les deux policiers de la Brigade AntiCriminalité (BAC), responsables de
l'interpellation de Hakim Ajimi le 9 mai 2008, au cours de laquelle il est
décédé, comparaîtront devant le tribunal correctionnel de Grasse pour homicide
involontaire du 16 au 20 janvier 2012.
Les rapports d'expertise médicale concluent que la mort du jeune homme est due
à une asphyxie mécanique consécutive à une compression thoracique et une clef
de bras pratiquées par les policiers avec trop de force et durant trop
longtemps.
En mai 2010, les juges d'instruction de Grasse en charge du dossier, avaient
rendu une ordonnance de non-lieu partiel pour les deux fonctionnaires de la
BAC. Suite à l'appel de cette décision par le parquet, ces deux policiers ont
été renvoyés le 9 septembre dernier devant le tribunal correctionnel de Grasse
pour homicide involontaire. Ce procès aura lieu du 16 au 20 janvier 2012
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