mercredi 17 octobre 2018

Transition écologique : la France est déjà en retard sur ses objectifs

Par L'Obs

Une étude de l'Institut du développement durable et des relations internationales précise que les émissions de gaz à effets de serre ont progressé en 2017, après plus de 10 ans de décrue.

https://www.nouvelobs.com/planete/20181016.OBS4043/transition-ecologique-la-france-est-deja-en-retard-sur-ses-objectifs.html#xtor=EPR-127-[ObsPolitique]-20181017 La France est en retard sur ses objectifs climatiques. C'est la conclusion d'une étude de l'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), relayée par "le Monde". Elle établit un premier bilan de l'état d'avancement de la transition bas-carbone en France. Et il est loin d'être brillant... Dans tous les secteurs clés – énergie, transports, bâtiments, agriculture –, le pays est en retard sur ses objectifs climatiques. "Pire, cet écart se creuse", souligne "le Monde".
Dépassement des "budgets carbone" 
Dans les quatre secteurs clés, la trajectoire de la France est régie d'une part par la PPE (planification plurianuelle d'énergie) et de l'autre par la SNBC (Stratégie nationale bas-carbone). Cette dernière attribue des "budgets carbones" à chacun des quatre secteurs, dans l'idée de ne pas dépasser un certain bilan carbone global. En 2017, la trajectoire a été dépassé de 7%.  
Cet écart, explique l'étude, "contraste avec le regain d'ambition autour de l'engagement français pour la neutralité carbone". En effet, les ambitions françaises ont été revues à la hausse depuis 2015. Alors que la loi sur la transition énergétique de 2015 ne prévoyait "qu"'une division par quatre des émissions, le plan climat de juillet 2017 engagé par Nicolas Hulot, vise une neutralité carbone d'ici à 2050.
Il existe donc, selon les auteurs de l’étude, "un écart grandissant" entre les objectifs de la France et la réalité de ses émissions de gaz à effet de serre. 
Ils expliquent en partie ces résultats par des "facteurs conjoncturels", notamment le faible prix des énergies fossiles. Des explications qui ne constituent toutefois pas une "justification" de ces évolutions, souligne l'étude.

lundi 15 octobre 2018

Projet de loi de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice : une réforme qui ne convainc pas

Lettre ouverte de plusieurs organisations, dont la LDH, aux sénateurs et sénatrices (05/10/2018)

https://www.ldh-france.org/projet-de-loi-de-programmation-2018-2022-et-de-reforme-pour-la-justice-une-reforme-qui-ne-convainc-pas/
Alors que le projet de loi de programmation et de réforme de la justice va être examiné au Sénat à compter du 9 octobre, nos 19 organisations s’inquiètent de ses effets concrets sur la situation des personnes placées sous main de justice.
La situation actuelle dans les prisons impose un changement de cap. Au 1er septembre 2018, 70 164 personnes étaient détenues en France. Près d’un tiers de la population carcérale est détenue dans des prisons occupées à plus de 150%. Dans les maisons d’arrêt, des milliers de personnes vivent parfois à 2, 3, voire 4 par cellule, dans des conditions régulièrement dénoncées comme profondément indignes. Environ 1500 personnes dorment actuellement sur des matelas posés à même le sol. Une part importante du parc carcéral est insalubre. L’inactivité subie est massive : les personnes détenues n’ont en effet souvent accès ni à des activités, ni au travail alors même qu’elles en ont le droit, et passent 22 heures sur 24 en cellule. Ces conditions de vie mettent gravement en échec l’objectif de prévention de la récidive assigné à l’exécution des peines et engendrent des conditions de travail dégradées pour l’ensemble des personnels pénitentiaires.
Face à ce constat, le projet de loi de réforme de la justice qui sera examiné au Sénat à partir du 9 octobre se veut ambitieux : lutte contre la surpopulation carcérale, réduction du nombre de courtes peines de prison, développement des peines exécutées en dehors des établissements pénitentiaires… Face à une opinion publique réticente à l’idée de sortir d’un système centré sur la prison, nous saluons l’intention gouvernementale de développer le milieu ouvert. Toutefois, le texte est en décalage avec les objectifs annoncés.
La construction de nouvelles places de prison, une politique insatisfaisante pour lutter contre le phénomène de surpopulation carcérale
Le projet de loi annonce la construction de 15 000 nouvelles places de prison, un programme d’une ampleur inédite qui impliquera un effort budgétaire considérable, tant en matière d’investissement que de fonctionnement (1,7 milliard annoncé pour la seule construction). Le financement de nouvelles places de prison se fera selon toute vraisemblance au détriment de l’entretien et de la rénovation des établissements vétustes déjà existants, mais également au détriment du développement des aménagements de peine et peines exécutées en milieu ouvert. Il s’agit pourtant de solutions plus humaines, beaucoup moins coûteuses et beaucoup plus efficaces que la prison pour prévenir la récidive et remédier à la surpopulation carcérale. Par ailleurs, la construction de places de prison s’est toujours accompagnée d’une hausse du nombre de personnes incarcérées.

De Marseille à Paris, on marche pour le climat

P

https://www.nouvelobs.com/planete/20181013.OBS3897/de-marseille-a-paris-on-marche-pour-le-climat.html#xtor=EPR-127-[ObsPolitique]-20181015
Avec une banderole "Il est encore temps" en tête de cortège, quelques milliers de personnes ont manifesté samedi à Paris au nom de la lutte contre le réchauffement climatique.
Près de 80 marches étaient prévues en France. lls étaient près de 15.000 à Paris, 3.200 à Lille, 2.500 à Bordeaux et 1.850 à Strasbourg (selon la police) sous un soleil radieux, alors que Météo-France recense des records de chaleur pour un mois d'octobre en France, avec 9 à 10 degrés au dessus des normales saisonnières.

Un mois après la mobilisation inédite du 8 septembre dernier, dans la foulée de la démission de Nicolas Hulot, de simples citoyens appelaient de nouveau à manifester, demandant aux associations et partis politiques de se placer en fin de cortège.
Place de l'Opéra à Paris, les banderoles "Changeons le système, pas le climat" et "Chaud devant" ont repris du service, pour défiler jusqu'à la place de la République, a constaté une journaliste de l'AFP. Des militants de "La France insoumise", venus en masse, étaient invités à reculer en queue de cortège.
"Plus on est nombreux, plus on peut peser sur les politiques publiques", explique à l'AFP Sylvaine Deport, 70 ans venue de région parisienne.
Capucine et Aurélien, 35 ans, sont venus avec leur fille de 3 ans sur les épaules et un bébé de 3 semaines, emmailloté en écharpe. Ils disent :
"On n'a pas l'habitude de manifester mais cette cause nous tient à cœur."
Le rassemblement était visuellement moins imposant que celui du 8 septembre qui, à Paris, avait réuni 50.000 personnes selon les organisateurs, 18.500 selon la préfecture de police.

samedi 13 octobre 2018

Manifeste des 343 femmes européennes : "Mon corps, mes droits !"

Par Mael Thierry

https://www.nouvelobs.com/politique/20181011.OBS3771/manifeste-des-343-femmes-europeennes-mon-corps-mes-droits.html#xtor=EPR-127-[ObsPolitique]-20181012
"Nous, 343 femmes européennes, défendons une Europe des droits des femmes et de l'autodétermination. Nous rendons hommage aux 343 femmes qui ont publié en 1971 un manifeste en France dans "le Nouvel Observateur" appelant aux droits sexuels et reproductifs des femmes en exigeant des avortements légaux. Nous faisons de même aujourd'hui, car l'Europe subit une réaction brutale contre les droits des femmes: les réalisations en matière de droits sexuels et reproductifs depuis les années 1970 sont à nouveau menacées. Nous appelons donc tous les gouvernements européens et la Commission européenne à établir et à garantir des conditions qui protègent et défendent les droits des femmes dont leur droit à l'autodétermination.
Malgré les récentes victoires, telles que la légalisation de l'avortement en Irlande, le droit des femmes à choisir est menacé dans toute l'Europe. La Pologne multiplie les tentatives pour restreindre encore les quelques modalités dans lesquelles il est possible d'avorter. A Malte, l'avortement est encore totalement interdit. En Italie, de nombreux professionnels refusent simplement de les exécuter. Ce ne sont là que quelques exemples de réactions violentes aux droits des femmes et nous restons attentif.ve.s à cette attaque contre l'autodétermination des femmes et à la tentative de rétablir les valeurs autoritaires dans l'Union européenne.
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jeudi 11 octobre 2018

Ensemble, pour la défense du droit à l’avortement

Communiqué LDH

En 1975 et grâce aux luttes des femmes, le législateur a reconnu et organisé l’interruption volontaire de grossesse. Attentive à voir la loi adoptée et soucieuse de la nécessaire collaboration des médecins, Simone Veil a inscrit la clause de conscience dans le texte. En même temps, le législateur a pris soin de préciser que si un professionnel de santé n’est pas obligé de pratiquer cet acte qu’il ne peut ou ne veut effectuer, il a en revanche obligation d’adresser la patiente à un confrère ou une consœur. Cette clause, parce qu’elle est « de conscience », ne saurait être remise en cause, mais elle n’autorise ni le docteur de Rochambeau ni aucun autre médecin à s’opposer, au gré de ses valeurs personnelles, au choix d’une femme. Au vu des innombrables pratiques entravant l’accès à l’IVG, il faut le rappeler avec force.
Avec l’éternelle instrumentalisation par les anti-IVG du thème de l’homicide emprunté aux dogmes des religions et des conservatismes réactionnaires les plus archaïques, ce sont les femmes, toutes les femmes qui sont une fois encore infantilisées, délégitimées, stigmatisées et violentées.
Les droits des femmes ont été déclarés « Grande cause nationale » de ce gouvernement, dans le cadre de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Nous demandons, par conséquent, à l’Etat et aux ministres concernés, de rappeler que la loi ne peut être soumise à la morale, aux convictions éthiques ou aux croyances religieuses du corps médical.
Nous rappelons que les pouvoirs publics ont le devoir de donner au service public de santé les moyens nécessaires à l’effectivité du droit à l’avortement des femmes pour mettre fin au parcours de combattante qu’elles doivent emprunter, faute de moyens suffisants à leur prise en charge dans nos hôpitaux. Elles sont confrontées au désert médical et à la précarité des centres IVG et des maternités qui les abritent, ainsi qu’aux baisses de subventions des associations de terrain, réduisant toujours plus l’effectivité du droit.
Restons mobilisés : le droit à l’avortement et donc le droit des femmes de disposer de leur corps demeure, en France, comme en Espagne ou en Pologne, un droit fondamental. Nous appelons à le défendre !
Nous serons, tous et toutes, aux côtés des femmes, pour la défense de leurs droits, de leur liberté et de leur santé, lors des mobilisations du 28 septembre 2018, Journée internationale pour le droit à l’avortement pour toutes les femmes, partout en Europe et dans le monde.

Paris, le 24 septembre 2018

« Préférence nationale » pour le RSA en Guyane. Plutôt que de le combattre, le gouvernement applique le programme de l’extrême droite

Communiqué du collectif Migrants outre-mer, dont la LDH est membre
À l’article 27 du projet de loi de finances pour 2019 consacré à la recentralisation du revenu de solidarité active (RSA) en Guyane et à Mayotte [1] le gouvernement a glissé une mesure d’exclusion des personnes étrangères (non ressortissantes de l’Union européenne).
Le droit au RSA est depuis 2004 soumis à une condition d’antériorité ininterrompue de titres de séjour de cinq années en métropole et dans les DOM, mais, déjà, de quinze années à Mayotte depuis 2012. La réforme ferait passer en Guyane de cinq à quinze années cette condition. Elle irait jusqu’à l’étendre aux bénéficiaires potentiels du RSA majoré (pour cette prestation, qui concerne des parents isolés, seule une condition de régularité, non d’antériorité de titres de du séjour, est prévue en métropole et dans les autres DOM, Mayotte compris) [2].
Cette réforme revient de fait à exclure du RSA les personnes étrangères, même celles résidant avec un titre de séjour depuis très longtemps. En raison des pratiques des préfectures, en effet, il est impossible de pouvoir justifier d’une continuité complète durant une durée aussi exorbitante, car lors du renouvellement des titres de séjour, interviennent des ruptures, de quelques semaines à quelques mois, faisant « repartir les compteurs zéro » pour l’acquisition de la durée exigée. 

mardi 9 octobre 2018

Pourquoi nous ne traversons pas la rue

 23 septembre 2018 par Alain Chevarin [Questions de classe(s)]

2 600 postes d’enseignant-e-s du second degré et 400 postes de personnels administratifs supprimés, c’est un nouveau coup dur contre l’école publique. Mais on aurait tort de ne voir que cet aspect des choses. Car les mesures annoncées par Blanquer vont bien au-delà d’un simple serrage de ceinture. Elles représentent aussi la poursuite d’une totale remise en question de la conception du travail fondée sur la loi sociale et la solidarité, au profit d’un néolibéralisme complètement décomplexé.
En effet il y a désormais une « compensation » explicite à ces suppressions de postes : les heures supplémentaires. Le ministre entend même imposer une deuxième heure supplémentaire aux enseignant-e-s du second degré en fonction des besoins locaux ; d’autre part, il défend une baisse des cotisations sur les heures supplémentaires : ces heures ne seront donc pas prises en compte dans leur totalité pour la retraite ou l’assurance-chômage, et s’éloignent donc des mécanismes de solidarité liés au salariat.
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dimanche 26 août 2018

Haidar Eid: La loi État-nation d’Israël : la résurrection de l’apartheid

Agence Media Palestine - 20/08/2018
http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2018/08/05/la-loi-etat-nation-disrael-la-resurrection-de-lapartheid/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=haidar_eid_la_loi_etat_nation_d_israel_la_resurrection_de_l_apartheid&utm_term=2018-08-24"Et maintenant, après l’approbation de la « nouvelle » loi État-nation, il semble que nous nous dirigeons vers l’inévitable : une confrontation avec la suprématie juive dans sa(ses) forme(s) la plus hideuse. À Oslo, en 1993, la direction palestinienne a eu l’illusion qu’elle serait en mesure d’établir un bantoustan que le monde reconnaîtrait comme l’État de Palestine.
À l’époque, la proposition revenait à accepter le programme de la « gauche » sioniste, approuvé par les États-Unis. Aujourd’hui, on nous demande d’accepter le programme d’un gouvernement de l’extrême droite sioniste, approuvé par le gouvernement de droite des États-Unis et qui a reçu une nouvelle dénomination, « l’accord du siècle ».
C’est dans ce contexte que la nouvelle vieille loi État-nation juif peut être comprise : c’est la renaissance de l’apartheid."
Lire l'analyse de d'Haidar Eid, professeur associé au Département de la littérature anglaise à l’Université Al-Aqsa dans la bande de Gaza, sur le site de l'Agence.

mercredi 27 juin 2018

Nouveau guide de la laïcité à l’école : surveiller, détecter, sanctionner

Questions de classe(s) le 13 juin 2018 par B. Girard

https://www.questionsdeclasses.org/?Nouveau-guide-de-la-laicite-a-l-ecole-surveiller-detecter-sanctionnerIncontestablement, le « vademecum » sur la laïcité à l’école, dernier gadget imaginé par Blanquer et ses services, tient plus du règlement de police que d’une publication à usage des établissements scolaires. Confirmant ainsi la singulière dérive de cette notion fourre-tout.
Le document, censé venir en aide aux enseignants quotidiennement confrontés à des hordes islamiques, se décline sous la forme d’un certain nombre de fiches – 15 concernant les élèves, 3 les personnels, pour les parents d’élèves et les intervenants extérieurs, une fiche chacun – structurées selon des prescriptions uniformes et impératives : « identifier et communiquer, prévenir, réagir et traiter les problèmes ». A l’éducation nationale, pour défendre la laïcité, on file la métaphore guerrière. Mais l’école n’est-elle pas en guerre ?
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dimanche 24 juin 2018

A la frontière franco-italienne : « Il est illusoire de penser qu’on peut les empêcher de passer »

LE MONDE | Par

https://www.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2018/06/23/a-la-frontiere-franco-italienne-il-est-illusoire-de-penser-qu-on-peut-les-empecher-de-passer_5320073_1654200.html
« Certains voulaient partir de Clavière à 20 heures, d’autres à 3 heures du matin, mais j’ai dit non, il faut partir à 23 heures, pour arriver tôt le matin. Quand il fait jour, c’est mort, ils arrêtent tout le monde. » Abbas, 35 ans, n’a pas tort, mais Billy et ses sept compagnons, trop pressés, ne l’ont pas écouté. Ils sont partis vers 20 heures de ce village-frontière, dernière étape en Italie pour les migrants qui s’apprêtent à rejoindre Briançon et la France, de l’autre côté du col de Montgenèvre.
Clavière-Briançon : dix kilomètres à vol d’oiseau, vingt minutes en voiture, pour un Italien ou un Français. Pour un migrant, au mieux sept heures de marche sur des chemins de randonnée plus ou moins discrets, au pire trois jours d’errance, le temps de se perdre dans le dédale des petits sentiers ou de croiser une patrouille qui vous reconduit illico en Italie.
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vendredi 22 juin 2018

TRIBUNE : Pour l’Europe de la solidarité effective

http://www.croix-rouge.fr/Actualite/TRIBUNE-Pour-l-Europe-de-la-solidarite-effective-2244
A l’initiative de la Croix-Rouge française, les sociétés nationales européennes du mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge signent un texte commun pour appeler à la refondation d’une politique européenne migratoire « durable et responsable ». En première ligne, elles forment le plus grand réseau de solidarité en Europe, avec plus de 250 000 salariés et 1 000 000 de bénévoles.
Jour après jour, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) égrène le nombre des personnes mortes en tentant de rejoindre nos côtes européennes. À de brèves occasions, quelques images réveillent nos consciences, mais le plus souvent, ces vies s’éteignent dans le sommeil de l’indifférence.
Dans tous les pays du monde, le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge agit auprès des personnes en situation de rupture ou de fragilité. Qu’il s’agisse d’une victime de catastrophe naturelle, d’un blessé de guerre, d’un enfant en situation de handicap, d’une personne âgée dépendante ou d’une famille qui n’a plus les moyens de se vêtir ou de se nourrir, nous sommes là pour accueillir, protéger, soigner et relever.           
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dimanche 17 juin 2018

Lycéens vs. Parcoursup : algorithme ou garde à vue ?

Un reportage d'Antoine Chao. (France Inter 9 juin 2018)


Mobilisation des lycéens
Cette semaine dans l'émission "Comme Un Bruit Qui Court", et à 10 jours des épreuves du bac, retour sur la mobilisation lycéenne. Les résultats tombent, les gardes à vue aussi. Les lycéens sont inquiets pour leur avenir et l’ont fait savoir!
Le 22 mai, à la fin de la journée de manifestation de la fonction publique et journée de déconvenue quand les premières réponses du nouveau logiciel de sélection post bac Parcoursup sont tombées, une centaines de jeunes lycéens et étudiants sont entrés dans le lycée Arago à Paris, pour y tenir une assemblée générale.
L'objectif : réfléchir et réagir à cette nouvelle forme de sélection algorithmique à l’entrée de l’université qui vire à la ségrégation sociale et géographique. 
Pas de quartier, pas d’AG, les forces de l’ordre interviennent et une centaine de jeunes, dont beaucoup de mineurs, se retrouvent en garde à vue pour plus de 48 h, une façon un peu trop musclée d’écouter la jeunesse. Depuis, les lycéens, leurs parents et leurs enseignants se mobilisent tous les mercredis devant le lycée Arago

                    Pour réécouter l'émission de Giv Anquetil, Antoine Chao et Charlotte Perry cliquer sur la photo

lundi 25 décembre 2017

RECENSEMENT DES ÉTRANGERS DANS LES CENTRES D’HÉBERGEMENT : LES ASSOCIATIONS SAISISSENT LE DÉFENSEUR DES DROITS

Parce qu’elles n’accepteront pas que les centres d’hébergement deviennent des annexes des préfectures, 25 associations qui accueillent, hébergent, orientent des personnes sans abri, ont saisi ce jour le Défenseur des droits au sujet du nouveau dispositif étatique destiné à l’examen de la situation administrative des étrangers sans abri hébergés ou qui sollicitent un hébergement.
Annoncé aux associations lors d’une réunion organisée par les ministres de l’Intérieur et de la Cohésion des territoires le 8 décembre, ce projet, qui remet en cause l’accueil inconditionnel des personnes dans les centres d’hébergement d’urgence, principe fondamental de l’action sociale, avait provoqué le départ anticipé de représentants associatifs.

Deux circulaires (l’une publiée le 8 décembre et l’autre datée du 12 décembre, mais pas encore publiée) prévoient en effet l’envoi d’équipes mobiles constituées d’agents de l’OFII et du service étranger des préfectures dans les centres d’hébergement en vue d’identifier les personnes de nationalité étrangère.
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mardi 19 décembre 2017

Accueil des migrants : Aubry et Juppé interpellent Macron,

Dans une tribune publiée samedi par Le Monde, sept maires de grandes villes, dont Martine Aubry et Alain Juppé, s'inquiètent du manque du manque de moyens de l'Etat concernant les structures d'accueil des migrants.
Depuis son élection, Emmanuel Macron parle peu d'immigration, malgré des mesures annoncées en août. Les flux migratoires ne se sont pas arrêtés pour autant et, dans une tribune publiée samedi dans Le Monde, sept maires de grandes villes s'alarment de "la hausse massive de la demande d'asile" et de "l'extrême tension" que génère l'arrivée de nouveaux arrivants. Parmi les signataires de cet appel, deux noms rarement accolés l'un à l'autre : ceux de la maire de Lille Martine Aubry et de l'édile bordelais Alain Juppé. "L'évidence est là, sous nos yeux, dans nos rues, dans les foyers et les centres d'hébergement : il y a urgence", lancent-ils, s'inquiétant que les dispositifs d'accueil soient "complètement saturés".


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lundi 18 décembre 2017

Couleur de peau miel Vol.1 26 septembre 2007

Une BD de de JUNG Sik  à lire pour découvrir les problèmes de l'adoption.

 Jun Jung-sik errait dans les rues de Séoul quand un policier l’a pris par la main pour l’emmener au Holt, un orphelinat américain. Il avait alors 5 ans. Quelques photos, un rapport d’orphelinat… Ses souvenirs tiennent à un fil. Mais les questions le taraudent.
2007 : Jung décide de remuer les souvenirs ou les fantasmes de sa vie, en tout cas d’en finir avec une certaine période teintée de l’incertitude qui ronge. Il se raconte dans ce récit terriblement intime : sa survie en Corée, sa nouvelle famille belge. Une adoption pas toujours très réussie, contrairement à d’autres gamins. Mais cette histoire est la sienne : il a grandi avec, s’est construit avec, jours après jours, vaille que vaille. Les fous rires, les drames, le quotidien, les bêtises de gosses et les questions sans réponses… Sans aucune réponse ?

samedi 21 octobre 2017

L'écoute familiale à l'heure des réseaux sociaux".

L'association SOS Amitié de Toulon et du Var propose une conférence-débat o
 le mercredi 8 novembre à 17 h 30 sur le thème: "l'écoute familiale à l'heure des réseaux sociaux".


jeudi 12 octobre 2017

APPEL A SOUTIEN VENDREDI 13 OCTOBRE 9 H AU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE NICE

L’association « Défendre la Roya », avatar du conseiller régional Front national Olivier Bettati et créée pour l’occasion en juin 2017, a pour unique objectif : 
obtenir la dissolution de Roya citoyenne, car nous commettrions des actes illégaux en apportant aide et soutien aux migrant-e- s et réfugié-e- s, et nos actions ne seraient pas conformes à nos statuts: elles instaureraient un trouble à l’ordre public !

Elle draine tous les tenants de l’extrême droite, de la haine, du repli sur soi et du rejet de l’autre, avec cette équation clamée sur l’affiche invitant à sa réunion publique à
Breil le 6 octobre : « Migrants, Vols, Violences, Stop ! ». Si cette association fantoche qui, hors de cette action en justice n’a eu aucune existence réelle, obtenait gain de cause, cela constituerait alors une menace jurisprudentielle sans précédent pour toutes les associations quelles qu’elles soient, et plus particulièrement celles qui apportent un soutien aux migrant-e- s et réfugié-e- s.

Fier-e- s de nos actions et de nos convictions, nous nous rendons confiants à cette assignation, et nous vous invitons à être présents à nos côtés :

VENDREDI 13 OCTOBRE 9 H

AU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE NICE

samedi 7 octobre 2017

Migrant-e-s: Un mauvais calcul pour un sombre dessein... Par Malik Salemkour, président de la LDH

On connaissait la  figure du migrant-e objet de tous les fantasmes.  

Ne fait-il pas partie de ces hordes sauvages prêtes à déferler sur les pays européens pour venir profiter des avantages sociaux qui leur sont  généreusement octroyés ? Autant de contre-vérités qui depuis des années alimentent le discours des partis d’extrême droite et nourrissent la xénophobie.

Cet été, nous avons découvert la figure du migrant-e objet de problème mathématique. Dans un manuel scolaire à l’adresse des terminales ES et L, les éditions Nathan ont proposé un exercice  libellé ainsi « Des migrants fuyant la guerre atteignent une île en méditerranée. La première semaine  il en arrive 100. Puis chaque semaine, le nombre de nouveaux arrivants augmente de 10%. Calculez par combien est multipliée une quantité lorsqu’elle augmente de 10%… ». Suivaient plusieurs autres questions, censées favoriser la transdisciplinarité et l’ouverture à d’autres thématiques.
Après que les réseaux sociaux eurent dénoncé  l’exercice qui s’accompagnait d’une photo où l’on voyait hommes, femmes et enfants entassés dans un canot pneumatique, les éditions Nathan se sont  excusées  pour finalement  retirer le livre de la vente et le remplacer par une version corrigée. Devons-nous nous attendre à ce que d’autres disciplines  s’ouvrent à ce genre de problématiques ?
Pour lire la suite de cet article, cliquez sur la photo.

mercredi 6 septembre 2017

Ordonnances "Travail": une réduction des Droits aux couleurs de mépris social

Communiqué LDH
Les premières observations du texte de cent soixante pages des cinq ordonnances révèlent sa conformité avec les dispositions du projet de loi d’habilitation.
 La Ligue des droits de l’Homme (LDH) observe que la logique des dispositions prévues qui vont être appliquées dès le 1er janvier 2018 est de fragiliser fortement les droits de l’Homme dans l’emploi et le travail.

Pour découvrir les droits qui sont affectés par ces ordonnances, cliquez su le Code du Travail

Vive la rentrée? Pas pour tout le monde

 Communiqué commun : au moment où des millions de jeunes font leur rentrée scolaire, un certain nombre vont être exclu.e.s de toute forme de scolarisation ou de formation. 

La campagne « Justice pour les jeunes isolé.e.s étranger.e.s » vise à dénoncer avec force le sort de ces jeunes envers lesquels la France ne respecte pas ses obligations.
Au moment où des millions de jeunes font leur rentrée scolaire, où le ministre de l’Education nationale va être filmé au milieu d’écolier.ière.s qui vont ainsi se retrouver sous les feux des médias, un certain nombre de jeunes vont être exclu.e.s de toute forme de scolarisation ou de formation. Parmi eux/elles, des jeunes isolé.e.s (sans famille) qui se voient ainsi refuser l’accès à ce droit fondamental qu’est le droit à l’éducation.
Pour lire la suite de communiqué, cliquez sur la photo.

dimanche 3 septembre 2017

COMMUNIQUE DE LA SECTION LDH Toulon, hommage à François NADIRAS

La LDH de La Seyne s'associe à l'hommage de la LDH de Toulon et présente ses plus sincères condoléances à Elisabeth et ses enfants

La Section LDH de Toulon rend hommage à François NADIRAS, à l’homme qui par son combat incessant, sa détermination à dénoncer le racisme et toute forme de discrimination, a porté la section toulonnaise durant de longues années.
Tu fus notre Président et avec Elisabeth, ton épouse, tu as tracé un chemin qu’il nous revient de suivre pour ne pas oublier que la haine, le déni de l’autre, le rejet des plus faibles, l’abandon de pans entiers de ce qui est de notre mémoire, doivent, encore aujourd’hui, être sans relâche dénoncés.
Le souvenir de tes engagements nous soutient et nous soutiendra longtemps encore, François, tu ne nous as pas quittés.

Pour la section LDH Toulon,

La Présidente, Christine FLORI


dimanche 27 août 2017

Un écrivain allemand d'origine turque arrêté en Espagne

Communiqué de l’Observatoire de la liberté de création
L’Observatoire de la liberté de création s’associe à la Société des Gens de lettres pour condamner avec la plus grande fermeté l’arrestation récente, en Espagne, de l’écrivain allemand d’origine turque Dogan Akhanli.
Cet auteur, dont l’œuvre traite notamment du génocide arménien, est depuis longtemps une des bêtes noires du régime turc : à l’âge de 18 ans, il a été emprisonné pour avoir acheté, dans un kiosque, un journal de gauche ; au milieu des années 1980, il a passé deux ans et demi dans une prison d’Istanbul, où il a été torturé devant son épouse et leur fils. En 1991, il s’est réfugié en Allemagne ; il a attendu presque vingt ans avant de revenir en Turquie… où il a de nouveau été arrêté. Accusé sans preuve d’être notamment à la tête d’une organisation terroriste, il a pu être libéré grâce à une forte mobilisation en sa faveur. En 2016, la reconnaissance du génocide arménien par les autorités allemandes a crispé un peu plus encore les relations entre Berlin et Ankara.
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vendredi 14 juillet 2017

«L'Empire de l'or rouge»: Découvrez les dessous très peu reluisants du business de la tomate d'industrie

Le journaliste Jean-Baptiste Malet, qui avait animé un débat sur le FN après la publication de son livre "Mains brunes sur la ville"   a enquêté deux ans sur les dessous peu reluisant de la tomate d'industrie, celle du kechup et des pizzas... 
 Dans «L'empire de l'or rouge», le journaliste Jean-Baptiste Malet relate ses deux ans d'enquête sur les dessous peu reluisants de la tomate d'industrie.
Qui a déjà vu une tomate d’industrie ? Oubliez tout de suite la tomate ronde, rouge et gorgée d’eau consommée telle quelle. Rien à voir. La tomate d’industrie est « à la tomate fraîche ce qu’une pomme est à une poire », écrit Jean-Baptiste Malet, journaliste de 30 ans tout juste, dans son livre-enquête L’empire de l’or rouge, sorti aux éditions Fayard. Oblongue, plus lourde car moins gorgée d’eau et à la peau dure pour supporter les longs voyages et le maniement des machines, « c’est un autre fruit, une autre géopolitique, un autre business », poursuit-il.
Pour que vous inciter à acheter cet ouvrage qui va donner un goût amer à beaucoup de vos aliments, cliquez sur la couverture du livre.

lundi 19 juin 2017

Eric Melville

Si vous tapez Invictus sur le moteur de recherche de notre blog, vous pourrez rendre un dernier hommage à Eric Melville qui avait animé le débat lors de la projection du filmm à la salle Apollinaire en février 2010

mardi 6 juin 2017

Grenoble 2017, la LDH en congrès, vent debout pour la défense des droits et des libertés.

Du 3 au 5 juin 2017, la Ligue des droits de l’Homme a réuni ses délégués, représentant les sections, fédérations et comités régionaux, lors de son 89e congrès national, à Grenoble.

Le président de Grenoble-Alpes métropole, Christophe Ferrari, et le maire de Grenoble, Eric Piolle, ont montré leur attachement à la défense des droits et à la lutte contre les discriminations.
La solidarité et les droits des femmes au cœur du congrès

Pour lire la suite, cliquez sur le slogan.